C’est fou tout de même quand on y pense. Le 1er janvier, on fait la liste de nos bonnes résolutions. Et à la fin de la semaine, hop on envoie tout valser pour se précipiter sur la première galette qu’on croise.
Sûrement un complot des pâtissiers ! Et il faut bien reconnaitre qu’ils frappent fort.
Entre les brioches décorées comme des sapins de Noël pour qu’on ne puisse pas les rater. Les galettes dorées à souhait et brillantes, comme si elles nous faisaient de l’œil. Et le piège de la fève qui nous condamne à acheter une nouvelle galette, impossible de s’en sortir !
Ils se vengent, c’est sûr. Ils savent qu’en février, c’est crêpes « maison », que les fêtes de Pâques sont encore loin. Et avec l’arrivée des beaux jours, on fait gaffe à ne pas s’empiffrer de gâteaux faute de ne pouvoir se glisser dans nos maillots de bain. Et pour finir, les glaces prennent le relais.
Pour un peu, on les plaindrait ces pâtissiers qui nous font tant saliver…
Pourtant, la galette est toujours célébrée avec enthousiasme, tant pour le goût que pour la fève. Alors, on comprend vite que ce n’est pas demain que cette histoire va s’arrêter. Les pâtissiers peuvent dormir sur leurs deux oreilles.
Et puis, ces douceurs de début d’année, sont bien plus qu’un simple dessert. Symbole du partage et de la convivialité, cette tradition est une invitation à se rassembler une fois de plus autour de la table et se réchauffer au cœur de l’hiver.
Et nous, on parle, on parle, mais on est les premiers à se laisser envoûter par le doux parfum de l’amande. À se régaler et à se marrer, parce que la couronne, il faut bien le reconnaitre, ça ne représente pas forcément un atout pour tout le monde… C’est comme pour les chapeaux !


