Bien que l’on soit des inconditionnels de Bastia, il faut avouer qu’en plein été, s’échapper de la fournaise urbaine a du bon. Après avoir avalé quelques kilomètres d’asphalte rectiligne et brûlant où dansaient des mirages de chaleur, nous enlaçons les montagnes en suivant ses lacets. Tortueux, ceux-ci nous ont tout de même menés directement aux portes du « Jardin d’Antoine ».

Au gré de nos balades, nos pas nous ont amenés quelques fois jusqu’au port de Toga, alors qu’il n’y avait âme qui vive. Le tableau, plutôt déprimant, était triste à pleurer.

Vous vous demandez pour quelles raisons on sillonne la ville dans tous les sens ? Et bien disons qu’on fait une sorte de pèlerinage… mémoriel. On engrange les souvenirs pour plus tard…

Et oui, un de ces jours, fini le GEM en Centre-Ville. Ter-mi-né !

Une ville recèle toujours bien plus de trésors que l’on ne pense. La nôtre, Bastia, a une longue Histoire, comme de nombreuses autres villes. Au-delà de leur Histoire, tout ce qui les constitue les différencie les unes des autres. Leur situation géographique, leur environnement, leur architecture… A côté des pierres, il est une dimension impalpable qui pourtant colore chacune d’elles.

Vous l’avez senti ce petit vent de liberté à l’approche du 9 juin… Tout le monde attendait fébrilement d’avoir enfin le droit de s’installer en terrasse. Des mois durant, privés de convivialité. Que c’était long !

 

 

 

Je l’ai, je te le file et toi, tu le refiles à ton tour... Ce n’est pas exactement comme ça qu’on voit l’Entraide Mutuelle dans notre GEM. Alors, pour éviter de jouer à ce petit jeu dangereux, on se protège du mieux que l’on peut. Donc, hélas, pour l’instant, pas de retour dans nos locaux.

Le muguet, c’est vraiment ravissant, avec ces petites clochettes, son parfum unique et en plus, il parait que ça porte bonheur. Ça fait toujours plaisir d’en recevoir un brin. Alors, nous sommes heureux de vous offrir celui-ci. Et on s’est dit qu’avec d’autres porte-bonheurs, ça serait une bonne idée pour les jours qui viennent…

Cette année, alors que nous aurions vraiment besoin de belles journées pour nos rencontres, voilà que le temps nous joue des tours.
C’est la raison pour laquelle, dès qu’un rayon de soleil pointe le bout de son nez, hop ! Nous voilà partis. Notre vie au grand air nous donne, si ce ne sont des ailes, du moins la force de tenir pour traverser les tumultes de cette vie chaotique.

Les squares, parcs et jardins sont des endroits magiques au cœur des villes. Des espaces à part. Des lieux dans lesquels le tumulte de la ville s’estompent jusqu’à disparaitre totalement pour laisser place à la nature, aux oiseaux et au calme. Soudain, c’est comme si la végétation créait une forteresse inaccessible à la rumeur, aux clameurs, à l’agitation de la ville pourtant toute proche. En ces lieux, on a l’impression que l’on est à l’abri de la fureur et du bruit. Protégés, plus rien ne semble pouvoir nous atteindre.

Il est temps de se faire une raison, le virus n’est pas prêt à nous lâcher. Mais, lui aussi devra se faire une raison. Parce que nous non plus, nous ne lâcherons rien ! Il peut faire des pieds et des mains, marcher sur la tête, se rouler par terre, se déguiser sous mille et un costumes, nous continuerons à avancer. Et ce malgré toutes les embûches qu’il sèmera sur notre chemin.

Depuis que nous avions connaissance du thème annuel des Semaines d’Information sur la Santé Mentale, nous étions dans les starting blocks. Et bien voilà, c’est parti ! En tête de la course, l’IREPS mène le peloton régional pour un marathon qui nous amènera jusqu’au 4 octobre.

Ce lundi là, ce sera l’ouverture de la quinzaine autour des droits et plus précisément de « Santé Mentale : Respectons mes droits ».

 

 

 

C’est le proverbe qui le dit. Ce n’est pas nous. Il ne faut tout de même pas exagérer. Disons qu’on évite de se plaindre. Pourtant, on aurait de quoi… Cela fait tout de même un an que l’on n’a pas remis les pieds dans notre GEM ! Ah, vous voyez, vous êtes d’accord, ça fait long. Très, très long même.

Mais, se lamenter ne nous ramènera pas « le monde d’avant ». Et tourner en boucle un problème, ne fait pas avancer le schmilblick. Pire, si on reste focalisé dessus, ça ne fait qu’empirer. Depuis des mois, on fait des efforts surhumains pour tenir le choc. On résiste comme on peut. 

16 mars 2020, 20 heures. L’heure du crime ? Non, du « choc » ! Le lendemain, à midi, nous basculons dans l’inconnu. Tous. En même temps et ensemble. Unis face à l’adversité. Enfin, presque tous… La première ligne continue à aller au front.

Comme un seul homme, nous allons rejoindre la cohorte des pays confinés, qui ne cessera de s’allonger, au gré d’une première vague déferlant partout sur le monde.

Pour un peu, on danserait ! En tout cas, nous, pour fêter le 3ème confinement, on a décidé de tout manger les chocolats ! On va se bâfrer pour oublier, à défaut de saouler. C’est ce qui nous reste de mieux à faire.

Cette année, pour ne pas galérer, et les chercher partout, on les a laissés en sachets. C’est plus sûr…

Allez, bonne chasse aux œufs !

Depuis que le minus squatte la planète, il a fait exploser nos certitudes. C’est comme s’il occupait tout l’espace. On ne le voit nulle part, mais on le craint partout. Même à l’air libre, on se méfie. Partout chez lui, il ne nous laisse plus nulle part où l’on se sente vraiment en sécurité.

Par sa faute, nous avons perdu tous nos repères. Et ça, autant vous dire que ce n’est pas bon. Mais alors, pas bon du tout.

Il y a plus de 2000 ans, la mythique « Route de la Soie » inaugurait la naissance du commerce international. Depuis lors, la planète est un immense marché. Il suffit d’avoir une idée. Tout se vend. Tout s’achète. Lancer une mode n’a rien de compliqué puisque dès que le voisin a un truc, on veut le même. Quoi qu’il en coûte !

Depuis que la terre entière ou presque est connectée, il existe même un marché très prisé des virus. Leurs créateurs s’en donnent à cœur joie. Balancer un nouveau virus, demander une rançon… Tout est envisageable. Tout est réalisable. La seule règle qui vaille : le « no limite ».

Avant l’arrivée inopinée de ce sacré virus, nous n’avions pas besoin de nous donner rendez-vous pour nous retrouver. Tout était simple. Chacun se rendait au GEM au moment qui lui convenait et en repartait quand il le souhaitait.

 

Et oui, nous avons tenu promesse ! Et l’Aldilonda aussi !!!

Il faut dire que dès notre toute première sortie, nous sommes tombés sous le charme. Serpenter, le long de la mer, ça n’est pourtant pas une véritable découverte quand on vit sur une île ! Alors qu’est-ce qui fait que nous avons, comme de nombreux bastiais, succombé ?